Il y a deux semaines c’était le calme plat. Pour réchapper à l’écrasant ennui, Il y’a eu ce court voyage, la Bourgogne, la Haute-Savoie station de luxe, un retour à Paris dans la nuit de mardi. Et depuis quarante huit heures s’enchaînent surprises et bascules. Missives inopinées et bienvenues des amours anciens et ceux tous frais encore qu’on en est encore à fleur de peau, drames soudains aux contours incertains, la tourmente des frères borgnes, les coins de rues où nous hameçonnent les yeux qu’on rêvait tant, une rencontre ratée qui retombe comme un soufflet, le regret de n’avoir été Clarke Gabble, d’avoir eu du charisme mais un trop plein d’émotions.
Alors je gèle sur place et je me sens si petit, comme un galet sur la grève, un tout petit radeau au milieu de l’Atlantique, il y a des giboulées qui font tanguer les fondations. J’aimerais être là pour tout le monde mais il faut souquer ferme et puis garder son cap, mouiller dans un comptoir et faire ravitaillement. Reprendre dans cette halte, des forces, des nouvelles cartes, faire régler son sextant.
On reprendra la mer quand la lune fera signe et le ciel plus lisible sera moins nuageux. Les encablures sereines sont à portée de pagaies à moins que ce ne soient pagaies qui sereines seront sur les blurry encablures et gaiment dans le brouillard on saura mieux y voir.