Vous atterrissez dans le journal de Diego.
Bienvenue.
Ce site est tout bête, c’est du texte qui défile.
J’ai eu l’envie de rendre publique ma pratique de l’écriture. De la partager et de la faire lire en espérant qu’elle résonne quelque part en quelques cœurs. La sortir un peu de mes journaux intimes ou des échecs théâtraux, des projets avortés, de la timidité ou du sentiment d’imposture. J’ai lu quelque quelque part qu’exister c’est se manifester au dehors. Alors peut-être qu’il s’agit d’exister. D’abandonner le fantasme d’être à la satisfaction de faire. Comme on fait son lit on se couche. Peut-être qu’il s’agit de faire mon lit.
Alors j’ai fait cette succession de textes selon un ordre un peu intuitif sans savoir où va cette colonne qui défile et s’allonge selon un rythme incertain. J’y mets des nouvelles ou des choses qui ressemblent à ça, des billets d’humeur, de la poésie ou des choses qui ressemblent à ça (mais je crois pour autant que c’est vrai et que ç’en est, que j’en mets un peu partout car la poésie c’est comme l’air on en a besoin pour vivre et d’autant plus pour exister). Il n’y pas un format normé et défini à tout ça mais j’ai l’impression que de la faune qui peuple cette grande page blanche, trois grandes familles se distinguent : nouvelles, billets, poèmes, leurs variations et hybridations hasardeuses.
J’avais pour ambition de faire un journal de nouveautés, de mettre bas de textes nouveaux. Seulement en route j’ai eu envie de donner une place aussi à des enfants plus vieux que j’aurais de la peine à laisser dans l’oubli des vieux disques durs, surtout s’ils font échos à mon humeur ou si tout simplement une vanité esthétique m’entraine à penser que ça fera un beau bibelot sur cette commode là.
Peut-être de la cohérence se dégagera de tout ça. J’ai le sentiment que la démarche se chaloupe et j’ai plaisir à sortir du bois et rendre leur liberté aux mots dans le placard. Ceux d’une mélancolie contemporaine, il semblerait. La recherche de sève et de lumière quand les pieds sont empêtrés d’oblivion goudronneux (oblivion qui est un mot du vieux Français que j’aime bien et j’écrirais dessus). L’oblivion postmoderne donc (c’est tellement chic).
Ici, je suis à la recherche de Diego et peut-être le deviendrais-je et peut-être le sommes-nous tous.
Bonne lecture
(Peut-être) Diego
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